Dialogue entre un maire et ses citoyens

Fluicity, une application pour renouer le dialogue entre les citoyens et les maires vise à mettre en application la démocratie participative à l’échelle locale. Elle permettra aux maires et aux citoyens de dialoguer ensemble, instantanément sur les sujets qui les concernent.

http://www.wedemain.fr/Fluicity-une-appli-pour-renouer-le-dialogue-entre-les-citoyens-et-les-maires_a1090.html

SAILLANS, une expérience de démocratie directe

Un article paru fin 2014 sur le site www.sinemensuel.com décrit comment une équipe citoyenne a gagné la mairie de Saillans (26 – Drôme) aux élections municipales de 2014 contre le maire sortant, élu Modem.

C’est arrivé chez nous dans la Drôme et pourtant on n’en parle pas tant que ça.  Les partis politiques excluent que cela puisse se passer dans d’autres villes. Des militants Modem rapportent qu’ils n’en ont même pas débattu dans leur parti, comme s’ils ne voulaient pas voir la réalité de ce qui arrive à leurs élus.

A en lire l’article, le maire sortant, serait à l’origine de ce qui s’est produit. On a même entendu dans une émission diffusée sur Public Sénat, le terme de maire autocratique. Dans le même temps on sait que la population croit de moins en moins dans les politiques (89 % de défiance au dernier sondage Cevipof – 12/2014).

Si vraiment le maire était uniquement en cause, on aurait vu surgir une opposition classique, sous la bannière d’un parti connu. Il n’en a rien été. L’explication de cette liste citoyenne a surement des raisons plus profondes, incluant la défiance envers les partis.  La question que nous nous posons est : s’agit-il d’un épiphénomène ou d’un signe annonciateur d’une modification plus profonde de notre société?

Statistique du Cevipof sur notre démocratie

La statistique de décembre 2013 est tombée.

La confiance dans les partis politiques est tombée à 11% de la population.
– 60 % n’ont confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner
– 21 % ont confiance dans la droite pour gouverner le pays
– 18 % ont confiance dans la gauche pour gouverner le pays
– 73 % pensent que les notions de gauche et de droite ne veulent plus rien dire

Une étude complète et intéressante à voir sur le site du cévipof

 

Conseil national du numérique – CNNum

Le Conseil national du numérique est une commission consultative qui a pour mission de formuler de manière indépendante et de rendre publics des avis et des recommandations sur toute question relative à l’impact du numérique sur la société et sur l’économie.
La question qui se pose aujourd’hui est comment appliquer l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui stipule que « La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation« , à l’évolution technologique de notre société, notamment par l’utilisation grandissante des outils numériques (ordinateurs, tablettes, smartphones, etc…).

Concertation nationale sur le numérique
En rejoignant le Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (OGP) en avril dernier, la France s’est engagée à élaborer, en concertation avec la société civile, un Plan d’action national.
Celui-ci devra être publié et transmis à l’OGP au printemps 2015 et couvrira la période 2015-2017. L’élaboration de ce Plan d’action est coordonnée par la mission Etalab.
Depuis près d’un mois, le CCNum anime une concertation nationale sur le numérique, qui servira de base aux propositions de ce plan..

Un logiciel collaboratif bientôt mis à disposition
CNNUm annonce la mise à disposition des sources de leur site internet « contribuez.cnnumerique.fr » qui est une adaptation du site « parlement-et-citoyens.fr ». Ce site  développé par Cap Collectif, à l’aide du CMS Drupa, sous forme de distribution, utilise un grand nombre de modules « contrib » et quelques modules spécifiques. Le thème utilise Twitter Bootstrap comme base.

Afin de faciliter et accélérer la déclinaison de ce dispositif à toutes les échelles, du niveau local au niveau continental, le code source de l’outil sera distribué sous licence MIT à l’issue de sa migration vers l’environnement de développement Symfony2.

Communautarisme et clientélisme, deux fléaux de la démocratie.

Le communautarisme est présenté par wikipédia comme étant un terme socio-politique qui désigne les attitudes ou les aspirations de minorités (culturelles, religieuses, ethniques…) visant à se différencier volontairement, pour s’entraider, voire pour se dissocier du reste de la société.

Le communautarisme va à l’encontre de l’esprit de la cinquième république ou l’individu prend sa place en tant qu’être pour participer à la communauté générale. Par définition, les communautés ont des représentants qui deviennent les intermédiaires entre leur communauté et la république, perdant l’individu au milieu de sa communauté.

Devant cette situation, il devient tentant pour les politiques de s’adresser aux communautés en tant que telles et à leur accorder des avantages pour obtenir leurs voix. Les autres communautés voyant que la première obtient des avantages vont s’organiser de même et entrer dans le champ politique avec les mêmes objectifs. Le risque est que notre société devienne une société de communautés. La majorité silencieuse non communautaire verra son rôle (ou sa visibilité) diminuée, entrainant des crispations, voire des oppositions et des rejets.

Les personnalités politiques auront ainsi contribué à générer des crispations dans la société au lieu de les apaiser.

Wikipédia présente le clientélisme comme étant un terme péjoratif couvrant les relations intéressées entre politiques et citoyens. Il s’entend comme une faveur injustifiée accordée à une personne, souvent en échange de son vote.
Les avantages accordés à certains citoyens permettront au politique d’être réélu, tout en créant des distorsions dans la population qui ne se se voit pas traitée à pied d’égalité, bafouant ainsi un des principes de notre constitution.

Communautarisme et clientélisme sont bien deux ennemis de notre démocratie, car ils créent des oppositions entre des tranches de population et ne sont pas facteur de paix sociale.

Démocratie ouverte : la communauté francophone de l’OpenGov

L’initiative « Open Government Initiative » ou OpenGov est un des grands projets de l’administration Obama. Cette « initiative » vise à créer un niveau sans précédent de transparence et d’ouverture du gouvernement.

Démocratie ouverte est un collectif de citoyens, d’associations et d’entreprises dont la mission est de promouvoir toutes les initiatives qui permettent l’émergence d’une gouvernance ouverte et favoriser la collaboration entre les membres de la communauté francophone de l’OpenGov.

Les missions de démocratie ouverte sont :
– Concevoir et expérimenter des dispositifs de démocratie ouverte.
– Animer et mettre en réseau les acteurs de la démocratie ouverte.
– Faire connaître et promouvoir le concept et les bénéfices de la démocratie ouverte.

La démocratie ouverte ou OpenGov s’articule autour de trois axes :
– Transparence : Faire de la pédagogie, Ouvrir les données publiques (Open Data), Permettre le suivi des politiques
– Participation : Consulter les citoyens, Concerter, Co-construire les politiques
– Collaboration : Casser les silos et les structures pyramidales, Travailler en transversalité, Organiser les partenariats

Plus d’information sur http://democratieouverte.org/

Ajuster le système démocratique à notre époque

Les citoyens n’ont jamais eu autant d’information, eu de possibilité de s’exprimer. et ils n’ont jamais été aussi peu entendus.
Les instances représentatives , syndicats, partis politiques, et autres ne représentent plus les citoyens dans les faits car ils sont déconnectés.

Il faut innover et créer de nouvelles interfaces entre les citoyens et les instances démocratiques. C’est l’objet du laboratoire citoyen que d’étudier et de proposer de nouvelles pistes, de créer un débat autour de ce nécessaire changement de nos pratiques démocratiques.

Rencontre nationale de l’institut de la concertation à Valence

Nous venons d’apprendre, grâce au CLD Valdac, qu’il existait un Institut de la concertation, dont le siège est à Paris et que cet institut organisait ses rencontres nationales à Valence le mardi 23 septembre 2014.

C’est donc avec enthousiasme que nous participerons à cet évènement organisé dans notre ville et vous en ferons un compte-rendu.

Un des objets de l’institut de la participation est : Au moment où sont lancés des appels à « l’empowerment » des habitants, comment passer d’une démocratie de la traduction à une démocratie participative ? Comment transformer le savoir habitant en pouvoir démocratique habitant ? 

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Les municipalités et la démocratie collaborative

Le mail ci-dessous a été envoyé à l’un de nos membres par un candidat aux municipales de 2014.
Une promesse apparait : « la démocratie collaborative » grâce au numérique.
Bien que nous déplorions que ce genre de projet apparaisse le plus souvent en période pré-électorale, il n’en reste pas moins qu’ils finiront par se réaliser, modifiant ainsi les pratiques démocratiques.

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