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Communautarisme et clientélisme, deux fléaux de la démocratie.

Le communautarisme est présenté par wikipédia comme étant un terme socio-politique qui désigne les attitudes ou les aspirations de minorités (culturelles, religieuses, ethniques…) visant à se différencier volontairement, pour s’entraider, voire pour se dissocier du reste de la société.

Le communautarisme va à l’encontre de l’esprit de la cinquième république ou l’individu prend sa place en tant qu’être pour participer à la communauté générale. Par définition, les communautés ont des représentants qui deviennent les intermédiaires entre leur communauté et la république, perdant l’individu au milieu de sa communauté.

Devant cette situation, il devient tentant pour les politiques de s’adresser aux communautés en tant que telles et à leur accorder des avantages pour obtenir leurs voix. Les autres communautés voyant que la première obtient des avantages vont s’organiser de même et entrer dans le champ politique avec les mêmes objectifs. Le risque est que notre société devienne une société de communautés. La majorité silencieuse non communautaire verra son rôle (ou sa visibilité) diminuée, entrainant des crispations, voire des oppositions et des rejets.

Les personnalités politiques auront ainsi contribué à générer des crispations dans la société au lieu de les apaiser.

Wikipédia présente le clientélisme comme étant un terme péjoratif couvrant les relations intéressées entre politiques et citoyens. Il s’entend comme une faveur injustifiée accordée à une personne, souvent en échange de son vote.
Les avantages accordés à certains citoyens permettront au politique d’être réélu, tout en créant des distorsions dans la population qui ne se se voit pas traitée à pied d’égalité, bafouant ainsi un des principes de notre constitution.

Communautarisme et clientélisme sont bien deux ennemis de notre démocratie, car ils créent des oppositions entre des tranches de population et ne sont pas facteur de paix sociale.