Archives mensuelles : novembre 2014

Conseil national du numérique – CNNum

Le Conseil national du numérique est une commission consultative qui a pour mission de formuler de manière indépendante et de rendre publics des avis et des recommandations sur toute question relative à l’impact du numérique sur la société et sur l’économie.
La question qui se pose aujourd’hui est comment appliquer l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui stipule que « La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation« , à l’évolution technologique de notre société, notamment par l’utilisation grandissante des outils numériques (ordinateurs, tablettes, smartphones, etc…).

Concertation nationale sur le numérique
En rejoignant le Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (OGP) en avril dernier, la France s’est engagée à élaborer, en concertation avec la société civile, un Plan d’action national.
Celui-ci devra être publié et transmis à l’OGP au printemps 2015 et couvrira la période 2015-2017. L’élaboration de ce Plan d’action est coordonnée par la mission Etalab.
Depuis près d’un mois, le CCNum anime une concertation nationale sur le numérique, qui servira de base aux propositions de ce plan..

Un logiciel collaboratif bientôt mis à disposition
CNNUm annonce la mise à disposition des sources de leur site internet « contribuez.cnnumerique.fr » qui est une adaptation du site « parlement-et-citoyens.fr ». Ce site  développé par Cap Collectif, à l’aide du CMS Drupa, sous forme de distribution, utilise un grand nombre de modules « contrib » et quelques modules spécifiques. Le thème utilise Twitter Bootstrap comme base.

Afin de faciliter et accélérer la déclinaison de ce dispositif à toutes les échelles, du niveau local au niveau continental, le code source de l’outil sera distribué sous licence MIT à l’issue de sa migration vers l’environnement de développement Symfony2.

Communautarisme et clientélisme, deux fléaux de la démocratie.

Le communautarisme est présenté par wikipédia comme étant un terme socio-politique qui désigne les attitudes ou les aspirations de minorités (culturelles, religieuses, ethniques…) visant à se différencier volontairement, pour s’entraider, voire pour se dissocier du reste de la société.

Le communautarisme va à l’encontre de l’esprit de la cinquième république ou l’individu prend sa place en tant qu’être pour participer à la communauté générale. Par définition, les communautés ont des représentants qui deviennent les intermédiaires entre leur communauté et la république, perdant l’individu au milieu de sa communauté.

Devant cette situation, il devient tentant pour les politiques de s’adresser aux communautés en tant que telles et à leur accorder des avantages pour obtenir leurs voix. Les autres communautés voyant que la première obtient des avantages vont s’organiser de même et entrer dans le champ politique avec les mêmes objectifs. Le risque est que notre société devienne une société de communautés. La majorité silencieuse non communautaire verra son rôle (ou sa visibilité) diminuée, entrainant des crispations, voire des oppositions et des rejets.

Les personnalités politiques auront ainsi contribué à générer des crispations dans la société au lieu de les apaiser.

Wikipédia présente le clientélisme comme étant un terme péjoratif couvrant les relations intéressées entre politiques et citoyens. Il s’entend comme une faveur injustifiée accordée à une personne, souvent en échange de son vote.
Les avantages accordés à certains citoyens permettront au politique d’être réélu, tout en créant des distorsions dans la population qui ne se se voit pas traitée à pied d’égalité, bafouant ainsi un des principes de notre constitution.

Communautarisme et clientélisme sont bien deux ennemis de notre démocratie, car ils créent des oppositions entre des tranches de population et ne sont pas facteur de paix sociale.